Sarah Records

Sarah Records, label indépendant anglais, a été fondé en 1987 à Bristol par Clare Wadd et Matt Haynes, qui voulaient (seulement !) sortir cent disques pop rock.

Wadd et Haynes sont issus du monde des fanzines. Haynes publiait avant Are You Scared To Get Happy? et Wadd, Kvatch. Ces deux fanzines étaient souvent accompagnés de flexidisques : AYSTGH faisait partie du groupe Sha-la-la, un label spécialement créé pour produire des flexidisques. Très jeunes, ils créèrent Sarah Records, dont le premier disque fut Pristine Christine des Sea Urchins.

Chaque disque porte une référence numérotée ; les pochettes ont un graphisme singulier, car toujours imprimées en une ou deux couleurs.

Leur début attira l’attention des médias, en particulier Radio 1 et le NME. En France, Les Inrockuptibles organisèrent un festival Sarah Records à La Locomotive à Paris. Mais l’intérêt médiatique ne dura pas.

Durant ses huit années d’activités, le label publia cent singles et maxis, sept albums 7 pouces, vingt-trois albums 12 pouces, et huit compilations, et quatre fanzines. Parmi les groupes signés sur le label, The Orchids, Blueboy, The Field Mice, St. Christopher, The Sugargliders, The Harvest Ministers, Aberdeen, Shelley…

Le label est parfois associé aux mouvements C86 et twee pop, qui se sont développés en Angleterre après la dissolution des Smiths. Il est vrai que le label se caractérise par un son pop doux caractéristique. Mais ce que souhaitaient avant tout promouvoir Wadd et Haynes, plutôt qu’un genre, étaient des idées politiques, au sens large du mot, en particulier dénoncer le capitalisme et le sexisme de l’industrie du disque.

Les activités du label s’achevèrent comme prévu, avec la sortie du centième disque, en 1995, la  compilation There and Back Again Lane, du nom d’une rue de Bristol, portant la référence « Sarah 100 » et accompagnée d’un livret racontant l’histoire du label. Le 28 août 1995, le NME et le Melody Maker publiaient un texte d’adieu, intitulé A Day for Destroying Things, dans lequel Wadd et Haynes écrivaient notamment : « arrêter un label après cent parfaites sorties est la plus belle déclaration à l’art pop et en dit plus sur la pop music que n’importe quel double CD, vinyle 7 pouces coloré en édition limitée, EP dix pistes lo-fi (ou n’importe quel autre stratagème marketing n’en dira jamais. Sarah Records n’appartient à personne d’autre que nous, et c’est nous qui créons et détruisons de la façon que nous voulons, et nous ne faisons pas « d’encore » (…) Le premier acte d’une révolution est la destruction et la première chose à détruire est le passé. Effrayant, comme de tomber amoureux. Cela nous rappelle que nous sommes en vie ».

Haynes et Wadd ont mis en ligne une video sur l’histoire du label:

♦ Et depuis?

La majorité des références du catalogue de Sarah Records a été rééditée sur Shinkansen Records,  LTM Recordings et El Records.

Matt Haynes a créé, en 1996, le label Shinkansen Recordings, qui rassemble plusieurs des artistes de Sarah. Il est le rédacteur en chef du magazine Smoke, consacré à l’écriture et l’art inspiré par Londres.

Clare Wadd a travaillé dans l’industrie musicale, puis s’est reconvertie comme expert comptable.

♦ Plus:

http://musicians.about.com/od/interviewsandbios/a/sarahrecsint.htm

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